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Sarko, suite

samedi 7 janvier 2006, par rigas

Dans Libé Sarko fanfaronne. On ne saurait lui dénier une qualité, son intelligence. Et on enrage qu’il len fasse un si mauvais usage (de son intelligence). Bravo pour Libé pour tenir le choc et ne pas se laisser marcher sur les pieds par ce Monsieur qui n’arrête pas de dire qu’il est Ministre mais qui ne sait pas se comporter comme tel.

Ça commence très fort :

Libé - Que pensez-vous de l’affiche d’Act Up sur les murs de Paris qui reproduit une photo de vous avec le slogan « Votez Le Pen » ?

- Cette affiche est directement inspirée des méthodes du Front national. Cela porte un nom : l’amalgame. On ne dénonce pas l’extrémisme en étant soi-même extrémiste et en cédant à la pratique systématique de l’amalgame. Voilà ce que je dis aux dirigeants d’Act Up.

Jamais personne ne m’y a mis [dans le camps des extrêmes], d’ailleurs.

Eh bien, moi je le mettrais volontier dans le camp des extrêmes ! Pousser des grands cris d’étonnement n’y changera rien.

Sarko dit se battre même contre le FN : "Depuis quatre ans, j’ai porté des débats qui, dans nombre de cas, étaient en opposition frontale avec les thèses du Front national. Le FN, par exemple, se bat sur le thème de l’immigration zéro. Je n’ai jamais défendu cette thèse. J’ai défendu les quotas d’immigrés, c’est-à-dire une immigration positive.

Quotas, pas pareil que immigration "zéro". Vos papiers, s’il vous plait

Je suis l’homme politique en France qui s’est le plus battu pour la discrimination positive. C’est une idée nouvelle qui est exactement le contraire de l’idéologie véhiculée non seulement par l’extrême droite, mais aussi par une partie de la droite.

Et bien moi oui, je suis contre la discrimination positive. Je rêve d’un pays où être beur, noir, ou français dit de souche ne ferait pas la différence. Sarko peut m’accuser de jacobinisme s’il veut ou d’être pensée unique. Je préfère le jacobinisme à la berlusconnade (ou berlusconnerie, c’est pareil).

Sarko de nouveau dit être "favorable au vote des étrangers aux municipales. Je ne crois pas que Jean-Marie Le Pen soit d’accord pour donner le droit de vote aux immigrés."

(Comme y’a pas de risque, ça mange pas de pain. C’est du grand art, là.)

J’ai dit que l’islam était une grande religion de France, qu’elle devait être représentée dans le cadre des institutions de la République, et que, si les musulmans pratiquants n’étaient pas au-dessus des lois, ils n’étaient pas non plus au-dessous. J’ai d’ailleurs été attaqué violemment sur ce sujet par Villiers et Le Pen.

Vous entendez ? Attaqué _violemment_ ! J’dois pas assez écouter RTL ou Europe 1 ou un autre poste de ce genre. J’ai juste vu —A Alger d’ailleurs de Villiers disant effectivement que Sarkozy et lui c’est pas pareil car lui est chrétien patriote. Mais ça ne cahnge au fond de l’affaire qui est que Sarkozy chasse sur le terrain de la DROITE la plus dure

On a dit de droite, pas cul béni. Et surtout c’est là que Sarko est dangereux. Il ne voit les choses QUE sous l’angle des "communautés" (je hais ce terme), il ne propose de soultion que en termes de quotas (qui dot quotas dit catégories qu’il faut quantifier).

L’émission Arrêt sur images de Daniel Schneidermann a démontré les choses (il a des références Sarkozy, faut pas le prendre pour un imbécile). Quand j’arrive à Argenteuil, c’est une personne qui me dit depuis le premier étage, une personne maghrébine par ailleurs (AAARGHHH, la phrase qui tue "un maghrébin") : « M. Sarkozy, débarrassez-nous de ces racailles, on n’en peut plus, on a peur. » Et je réponds : « Oui, madame, faites-moi confiance, on va vous débarrasser de ces racailles », visant les gens qui lançaient des tessons de bouteille et autres projectiles. Je ne vois rien qui soit si peu que ce soit antirépublicain dans ce que j’ai fait durant ces trois semaines de violences, ni durant mes trente ans de vie politique.

Mais Sarko ne se rend pas compte que c’est de cela même dont on l’accuse : de ne pas savoir se tenir. Et (ou) d’être "populo" à fleur de peau. Et comme il est plutôt beaux quartiers que véritable prolo d’origine, cela ne fait que traduire un état d’esprit. Celui qui ne fait pas la différnce entre le rôle d’un ministre et celui d’un passant lambda dans la rue. Sarko se défend en disant qu’il est Ministre mais n’en est pas moins homme. Là encore il y a confusion.

En interdisant aux républicains de parler librement, vous (Libération) faites en vérité le lit du Front national.

Ça faisait longtemps que j’avais pas entendu ce genre d’arguments stalino-trotskistes. Ça m efait penser que je crois avoir trouvé qui est le modèle politique de Sarkozy : Newt Gingrich ! Parfaitement, il a le même radicalisme que Newt, la même forme de pensée. Mais en moins audacieux, car malgré tout il est issu des beaux quartiers.

Il a aussi la même volonté d’inverser le sens du vocabulaire. Avant lui, pensée unique voulait dire celle de la droite ; aujourd’hui dans la bouche de Sarkozy cela veut dire la pensée de gauche. On assiste là au début d’une révolution idéologique en France, celle qui a eu lieu aux USA dans les années quatre-vingt dix.

Un des éléments clé de la contre révolution est la religion. L’autre c’est les médias. On a pas fini d’en entendre parler du Sarkozy.

A propos je vois que je suis pas le seul a ne pas aimer Sarkozy. Voir site humoristique Sarkostique.

Et Anti-Sarko

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