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"Grèce : ses îles, ses mythes, ses héros, ses plaisirs".. ses infos

mardi 19 février 2013, par rigas

A l’occasion du voyage de François Hollande en Grèce, j’en profite pour faire un peu de pub pour Okeanews, excellent site indépendant d’information en français sur la Grèce


A l’occasion du voyage de François Hollande à Athènes (le 19/02/2013), je ne résiste pas à reproduire cette couv d’un ancien numéro de Vogue (ci-dessous). Rien à voir me direz-vous ? Ben..., si un peu, tout de même. Je promets d’expliquer le lien, entre cette Grèce rêvée et celle réelle qui se trouve au fond du puits sans fond, ce pays percé de partout comme la jarre (ou le tonneau) des Danaïdes (elles étaient sûrement très belles les filles de Danaos).

Mais, contrairement à ce que racontent des gens qui font leur beurre sur le désastre grec, comme cette journaliste omniprésente sur les médias français, Mme Kefalas, la Grèce ne vend pas ses îles [1] ... Et nous espérons que, bien que la vie ne soit plus une partie de plaisir pour nombre de grecs, elle le reste pour ceux qui la visitent, qui vont voir ses îles, ses héros, sa mythologie... ses plaisirs.

En attendant, je ne peux que m’associer à cet appel :

La crise dite grecque a révélé une crise d’ensemble du système capitaliste. Et cela fait trois ans que l’on « soigne » le malade, mais personne n’a expliqué aux Grecs et aux Européens comment on en est arrivé là.

Pourquoi personne ne veut-t-il de commission indépendante d’audit de la dette ?

Pourquoi ne pas vouloir remplacer les explications stéréotypées par une étude approfondie basée sur les faits, afin de mettre en pleine lumière les véritables causes, mécanismes et responsables

J’avais remarqué (déjà sur le blog de Quatremer que je ne fréquente plus) que dès que l’on touchait aux causes de la dette, il y avait un silence total. Assourdissant. Car la dette s’est faite de manière très officielle et pas du tout en cachette, ni grâce à la seule aide d’un banque qui aurait maquillé les comptes. Elle s’est faite essentiellement (mais pas uniquement) en émettant de la dette entre 2000 et 2008 c’’est-à-dire avec l’entrée de la Grèce dans l’euro, puis les jeux olympiques, puis les gouvernements de droite de M. Karamanlis, dont la voix était nécessaire pour que M. Barroso arrive à être élu Président de la Commission Européenne. Faut-il rappeler à quel point le gouvernement de M. Karamanlis Junior a été pourri ? Probablement le plus pourri de tous les gouvernements qu’a connu ce pays depuis son indépendance. J’en avais fait état dans un billet ici.

En effet, personne ne veut soulever le voile des compromis politiques, des amitiés peu recommandables. Car le PPE, le parti de la droite européenne, avait besoin de ces satanés grecs mais ne s’en glorifiait pas (contrairement à ce que disait Samaras pendant sa campagne électorale). Alors on a tout fait pour oublier Goldman Sachs, pour oublier la dette grecque légale qui s’est envolée au vu et au su de tout le monde.

Remarquons que l’Europe qui se met d’accord pour un tout petit budget de environ 1% de son produit intérieur brutc’est aussi lamentable. La crise de la Grèce a bien révélé la crise de l’Europe. Fin d’un beau projet [2]
et espérons que se sera juste momentanément...

En attendant, donc, Hollande vient faire son marché en Grèce comme le révèle ce tweet hallucinant :

En d’autre temps, la France vendait son "savoir faire" pour réprimer les populations rebelles. Aujourd’hui, on vend notre "savoir faire" pour dépecer le service public d’un pays en miette.

Sources sur la Grèce en français :
- Okeanews. Excellent site indépendant d’information en français sur la Grèce.
- Radiobubble.gr en langues étrangères et en grec.
- Initiative des grecs de Paris.
- Article sur Mediapart sur le voyage de Hollande à Athènes, voyage commercial.


[1Cet article de Okeanews qui dévoile le discours tendancieux et sensationaliste de France 2 et Mme Kefala a eu des suites sur à lire sur le site Okeanews ici et ici.

[2On pourra lire à ce propos le beau livre de Luuk Van Middelaar, L. (2009). Le passage à l’Europe. Histoire d’un commencement. Paris : Gallimard.

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