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Cocos plats à l’huile - ou haricots verts à l’huile

dimanche 28 septembre 2014, par rigas

La « Méditerranée » est un concept creux. Il y a des Méditerranées. Par contre il n’existe qu’une seule conviction commune tout autour du bassin Méditerranéen : l’huile ne peut être que d’olives.

Cela étant dit, l’huile (d’olives) et les haricots verts marchent très bien ensembles : il y a une sorte de fusion entre les deux. On ajoute des oignons pour le sucré caramalisé caractéristique des oignons (et je viens de me rendre compte que ce sont plutôt les oignons qui sont difficiles à digérer que les haricots frais) et une ou deux gousses d’ail car cela se marie bien avec la tomate. En l’occurrence la tomate me semble indispensable (je ne le pense pas toujours) mais pas nécessairement des tomates fraiches. La conserve, ça marche bien aussi.

Donc pour 1kg à 1kg200 de haricots frais,
- 1 tasse d’huile d’olive (eh oui !)
- 2 oignons coupés en rondelles
- 2 gousses d’ail (mais pas nécessaire)
- 400 g (env.) tomates pelées en conserve
- une c.à.s. de concentré de tomate pour la couleur (pas nécessaire non plus).

Madame Paradissi, la référence de base que je ne suis pas toujours mais qui a instruit des générations de jeunes bourgeoises grecques, ajoute du sucre. C’est toute une époque : à éviter absolument. C’est un peu comme flatter les mauvais instincts.

Couper les bouts des cocos ou haricots, les couper en tronçons de 4-5 cm (si cocos plats).

Faire revenir les oignons dans l’huile, une à deux minutes, et rajouter les haricots dans le faitout. On rajoute les gousses d’ails (facultatif) et on remue à feu doux. On ajoute les tomates sans trop de jus. Le truc c’est qu’après 30 min de cuisson à couvert y’a plus d’eau et qu’il faudrait que se soit cuit sans en rajouter. L’eau + huile + haricots = émulsion, sinon juste dilution du goût. Mais comme parfois ce n’est pas assez cuit, faut bien rajouter un peu d’eau... mais alors TRES PEU. Faire attention de ne pas brûler le plat ! (ça m’est arrivé) car trop fort. Le feu doit être doux et la cuisson moyenne.

Ça se mange chaud mais aussi froid.

Et c’est une recette traditionnelle grecque qui a bercé mon enfance, une recette de pays pauvre où l’huile était un besoin de première nécessité, pas un condiment de luxe. Quand l’huile la plus courante chez l’épicier, de marque ΕΛΑΙΣ, n’était pas Unilever !

A ce propos : Ελαϊς était la fille de Anios (fisl d’Apollon, élevé à Délos) et Dorippi ("l’échangée" car elle fut échangée contre un cheval et devint ainsi reine de Délos, ce qui au passage prouve que les échanges de femmes pouvaient leur être bénéfiques). Ce couple magique a eu trois filles, Ino ( Οινώ), Spermo (Σπερμώ) et Elaïs (Ελαϊς) : le vin, les graines et l’huile.

Ce plat est magique et la feta l’accompagne parfaitement !

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