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Un appel pour l’avenir de la Grèce (à signer)

mardi 8 septembre 2015, par rigas

Nous sommes nombreux à vouloir exprimer notre désarroi. Il ne s’agit pas (ou plus seulement) de trouver des responsables de la crise, de la dette ou de la prétendue solution. Il s’agit de penser le futur. Soyez nombreux à signer cet appel.

On trouvera l’appel en français (ici), anglais (here), espagnol (aquí) et grec (εδώ).

Grecs et non-Grecs, nous déclarons être prêts à mobiliser nos compétences et notre expérience au service de la Grèce. Nous sommes prêts à contribuer à élaborer les méthodes et les outils nécessaires à la définition et à la mise en œuvre du projet de développement dont la Grèce a impérativement besoin

Quelques principes :
- Respecter la Constitution et les institutions démocratiques du pays
- Répondre aux besoins fondamentaux du peuple grec, en valorisant le travail et les compétences de tous, en utilisant nos ressources nationales, en favorisant des entreprises à taille humaine
- Favoriser une économie respectueuse de l’environnement
- Favoriser le développement des territoires, les économies de proximité.

Gabriel Colletis et Yannis Margaris nous offrent un moyen d’exprimer ce mécontentement. J’en profite pour signaler que la joie à peine cachée des promoteurs de la politique des institutions européennes en Grèce devant le désastre que vit le pays est indécent. Il est indécent de se réjouir de l’écrasement de la volonté populaire non parce que le peuple aurait une préscience particulière mais parce que, simplement, en l’occurrence, sa souffrance est immence et se moquer de lui est indécent. Ce sont des êtres humains qui souffrent et l’augmentation des inégalités cache de manière articficelle –et je dois dire efficace– la réalité de la situation actuelle. Comme s’en réjouissait un journaliste connu pour ses positions assez peu charitables envers le pays, "il n’y a pas de bidonvilles en Grèce" (ce en quoi il se trompe mais, passons !). Il y a des frigos vides dans des maisons en dur, il y a des gens qui se suicident. Il y a des enfants qui meurent de maladies inoffensives si on va à l’hopital. Il y a la dégradation lente, invisible, de l’intérieur d’un corps social et des corps qui le composent.

Merci donc à vous tous de signer cette péititon, une petite goutte dans une mer de désarroi.

— -

J’en profite pour signaler le blog de Olivier Delorme , historien qui a écrit un bon livre en trois tomes d’histoire générale de la Grèce (La Grèce et les Balkans, Gallimard, coll. « Folio histoire » (no 220-221-222),‎ 2013, 3 tomes).

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