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Une étude sur le comportement de publication des chercheurs (2010)

lundi 15 février 2010, par rigas

Grâce à l’excellent blog sur l’évaluation de la recherche dans les sciences humaines zé sociales j’ai lu l’étude publiée par le centre d’étude de l’éducation supérieure de l’Université de Californie à Berkeley : Harley, D., Acord, S. K., Earl-Novell, S., Lawrence, S. et King, C. J. (2010). Assessing the Future Landscape of Scholarly Communication : An Exploration of Faculty Values and Needs in Seven Disciplines. Berkeley, California : Center for Studies in Higher Education, UC Berkeley

L’étude porte sur plusieurs disciplines (archéologie, astrophysique, biologie, économie, histoire, musique, sciences politiques) et a été menée selon les principes d’une étude qualitative (comme Berkeley sait les faire, c’est-à-dire admirablement) avec 160 interviews.

On pourra y lire certaines conclusions importantes sur les pratiques de communication des chercheurs [1], les effets des nouveaux modes de production scientifique (dont la revue dont je suis rédac chef est un bon exemple, excusez l’auto-promotion), et le changement institutionnel qui commence à se faire jour avec l’irruption de l’open access, la concentration de l’édition, la mutliplication des lieux de publication.

A ce propos l’académie des sciences britannique a aussi produit une intéressante étude sur le rôle de l’évaluation par les pairs, au sujet duquel les objections sont nombreuses, mais comme la démocratie semble le seul système acceptable même imparfait.

Un des aspects intéressants est la diversité des pratiques selon les types de disciplines : l’astrophysique et la biologie fonctionnent sur un principe de vitesse. Mais cela ne les rend pas similaires : l’astrophysique publie beaucoup en archives libres, ce qui n’est pas le cas de la biologie. Dans les humanités, la relation entre les chercheurs et leur institution est beaucoup plus forte que dans les disciplines moins solitaires où les projets de grande taille produisent aussi des communautés moins dépendante des institutions d’affiliation.

Tout cela est assez conséquent et en même temps terriblement décevant. Les chercheurs sont terriblement conservateurs même s’ils sont conscients des pressions exercées sur le système de promotion, évaluation, diffusion des connaissances... Nous aussi peut-être, non ?

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