Magnifica Humanitas : vérité, démocratie, bien commun et Hannah Arendt

Grâce lui soit rendue, le Pape Léon XIV écrit des choses fantastiques dans son Magnifica Humanitas

La première encyclique de Léon XIV, « Magnifica Humanitas. Sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle » a été signée le 15 mai, publiée et présentée au Vatican le 25 mai 2026.

On y trouve cela :

134. La recherche de la vérité est un élément essentiel de la démocratie, qui est elle-même un instrument de participation au bien commun. Lorsque la question de savoir ce qui est vrai perd de son intérêt et qu’un pragmatisme se répand, se contentant de ce qui semble utile ou efficace, la vie démocratique s’affaiblit. En effet, celle-ci ne se nourrit pas seulement de règles et de procédures, mais avant tout d’un rapport loyal aux faits et d’une réelle orientation vers le bien des personnes et de la société. Le désintérêt pour la vérité conduit lentement mais inexorablement à glisser vers le totalitarisme, pour lequel, comme l’a écrit la philosophe Hannah Arendt, les sujets idéaux ne sont pas tant ceux qui sont idéologiquement convaincu, mais « les gens pour qui la distinction entre fait et fiction (c’est-à-dire la réalité de l’expérience) et la distinction entre vrai et faux (c’est-à-dire les normes de la pensée) n’existent plus ». (note 143)

143. H. Arendt, The Origins of Totalitarianism, III, New York 1962, p. 474.

La totalité du texte se trouve sur le site du Vatican

Posté le 30 mai 2026